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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 09:40

 

            Lorsque l'on constate ce qui se passe en Egypte ou en Tunisie, on se demande pourquoi ces peuples ont élu des gouvernements religieux pour les rejeter un an après leur installation. Ne voyaient-ils pas qu'ils ne correspondaient pas à leur aspiration à la liberté? Que le religieux les préoccupaient plus que le politique? Qu'ils n'avaient pas la formation nécessaire pour diriger un pays?

            Hélas ces peuples ne sont pas les seuls à se tromper dans leur élection. Les démocraties occidentales n'échappent pas à cette erreur et les gouvernements qu'elles élisent ne sont pas toujours à la hauteur quand ils ne s'avèrent pas dangereux. Souvenons nous de l'élection en Allemagne du parti nazi. Avec quelques manipulations en plus et voilà le pire des gouvernements ait jamais connu l'occident.

            L'erreur ne vient pas de l'imbécilité des peuples. Ceux-ci sont le plus souvent sensés. Elle vient des manipulations de ceux qui veulent coûte que coûte se faire élire. Ils n'hésitent pas à mentir, à  tricher, à promettre, bref à  bercer d'illusion. Le peuple se retrouve alors pris au piège, berné et sans possibilité de vérifier ce qui lui est dit ; Alors, dans les urnes, il se trompe. Nos politiques devraient s'astreindre à un peu de retenue et ne pas chercher à  exploiter tout ce qui peut dénigrer le concurrent , le mettre hors jeu et s'installer à  sa place. Le peuple retrouverait alors sa liberté de choix.

            Plus encore, l' échec de ces gouvernements religieux, nous montre, s'il   c'était encore nécessaire que le religieux et le politique doivent absolument être séparés. Ils ont des fonctions différentes et l'un ne doit pas avoir l' ambition de remplacer l' autre. Lors du débat sur le mariage pour tous, sociologues et historiens nous ont montré que si l' Eglise (autrement dit le religieux) était encore aux commandes le divorce, l'avortement, la contraception, la recherche médicale génétique et j'en passe seraient interdits en France. Nous serions encore au moyen âge nous aussi.

            La séparation du politique et du religieux sont une nécessité absolue. Paradoxe: Jésus à posé le fondement de cette laïcité lorsqu'il a dit aux religieux qui s'imposaient dans le politique" Rendez à  César ce qui est à  César et à Dieu ce qui est à  Dieu". C'est ainsi que le fondateur de la religion chrétienne est aussi le fondateur de la laïcité. Contre vents et marées et contre les religieux cette Parole de Jésus-Christ a fait son chemin parce qu'elle est juste et qu'elle cherche la vérité. Elle rends aux peuples du monde entier la liberté. Elle remet chacun à sa juste place. Elle protège les religieux comme les politiques.

            Certains font valoir que dans de nombreux pays la démocratie chrétienne a facilité l'installation de la démocratie et apaisé le politique. C'est en grande partie vrai. Mais à  quel prix? Au prix de disparaître. En installant la démocratie elle a travaillé à sa propre disparition justement parce que religion et politique sont incompatibles. Les deux entités ne poursuivent pas le même but. Vouloir les marier c'est les mettre en conflit. La démocratie vise la liberté. La religion l'adhésion unique pour tous. Ici se séparent "démocratie" et "chrétienne". Aujourd'hui les partisans d'une démocratie chrétienne ne peuvent admettre la liberté de choix de chacun et plus particulièrement dans le domaine de l' éthique. Le débat sur le mariage pour tous en est la preuve. On ne peut avoir qu'un souhait : que la liberté inscrite dans la laïcité traverse les religions. C'est bien ce que craignent les intégristes.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 14:43

 

           Si dans notre pays, les partis politiques  s'invectivent sans ménagement chacun voulant être le meilleur, il n'en va pas de même des religions. Chacun y va de "nos frères les catholiques", nos " frères les musulmans", "nos frères les protestants" etc.… Nous n'allons pas nous en plaindre. Les guerres de religion  ont ceci de terrible,  c'est  qu'aucun objet concret n'est à la base du litige. Aucun échange ne peut les arrêter.  Elles dégénèrent en guerre civile. Délation et perversité sont leur pain quotidien. Elles n'en finissent pas et peuvent traverser les siècles sans que rien ne change. Nous en avons de nombreux exemples dans le passé . Aujourd'hui encore, dans presque toutes les parties du monde , des enfants, des femmes et des hommes meurent à cause des haines religieuses. Ces haines passent très souvent au sein même d'une même religion. Cela a été le cas et l'est parfois encore entre catholiques et protestants pour la religion chrétienne, c'est le cas entre chiites et sunnites pour la religion musulmane.  A ces guerres d'ordre idéologiques s'ajoutent bien sûr des disputes de territoires et d'intérêts économiques.  Ignoble!

            Pour un pays comme la France ce consensus entre religions n'est peut-être pas aussi solide qu'on le croit. Il serait dangereux de considérer que la paix religieuse est définitivement acquise. La solidité de la bonne entente nous parait bien fragile. Voici  quelques points de cette fragilité.

            - Constatons tout d'abord que nous devons cette paix à la laïcité de l' Etat qui se concrétise par la séparation de l' Eglise et de l' Etat (loi 1905). Il suffirait de la maladresse d'un ministre pour raviver des querelles non pas forcément entre catholiques et protestants mais entre les religions elles mêmes . Le risque est d'autant plus grand que nos politiciens pour se faire élire pourraient ne pas hésiter à  instrumentaliser telle ou telle religion en se l'associant ou au contraire en la stigmatisant. Nous pouvons tous les jours être témoins d'une telle tentation.

            - Les religions brûlent toujours d'imposer à la société leur conception de la vie. Nous le voyons avec l' Eglise catholique qui cherche à imposer son éthique dans ce qui concerne le mariage pour tous ou encore l'avortement et même la contraception.  Nous le voyons aussi avec le port du voile dans la religion musulmane.  Sans renoncer pour autant à donner leur point de vue et à faire valoir leurs arguments à travers un dialogue constructif, les religions ont encore des progrès à faire dans la façon dont elles font valoir leurs points de vue. Elles doivent apprendre à renoncer à certaines de leurs convictions qu'elles cherchent à appliquer  dans l'organisation de l' espace public.  Le renoncement n'est pas seulement une affaire personnelle comme on le croit habituellement, il concerne aussi les mouvements de pensées et les entités morales et spirituelles.  

            - Les responsables religieux ne sont pas assez clairs quant aux attitudes dangereuses de leurs intégristes. Les condamnations d'actes répréhensibles sont trop timides et bien peu audibles. C'est ainsi qu'elles sont souvent déjugées par les autres religions et une grande partie de la population. Leur silence est un encouragement pour ceux qui utilisent la force pour arriver à leur fin. Dans cet ordre d'idées, elles devraient aussi dénoncer l'attitude des politiques qui cherchent à les récupérer. Si l' Etat est garant de la place des religions dans la société, les religions  doivent pouvoir interpeller l' Etat sur ce qui leur semble ne pas aller dans le sens de la liberté , de l' égalité et de la fraternité . Elles ont un devoir à l'égard de l'application de la devise de la république. 

            - Les religions doivent prendre en considération et accepter sans grimaces que des hommes et des femmes se déclarent sans religion sans pour autant voir en eux des personnes en qui il manque "quelque chose" telle la morale, le respect des autres, la profondeur humaine… Elles doivent aussi accepter qu'un de leur coreligionnaire puisse changer de religion ou devenir athée sans qu'aucune pression soit exercée sur lui. Nous touchons ici à la limite du prosélytisme.

            -Il est indispensable que toute religion puissent accepter la critique, l'ironie, l'humour et la caricature d'elle-même. Il en va ici de la liberté de pensée et d'expression. Certes ces attitudes sont désagréables pour tout croyant s'il est concerné par la religion critiquée. La société lui offre assez de possibilités pour se détourner de telles critiques.  Il est citoyen s'il cherche à s'en détourner et non à interdire ou à faire taire.

            -Enfin le consensus religieux ne doit pas empêcher chaque religion, d' être elle-même, à dire ce qu'elle croit, ce qu'elle pense et expliquer ses rites.  C'est ainsi qu'elle enrichit le patrimoine culturel et spirituel du pays. Trop souvent les religions s'autocensurent par crainte d'être vilipendées par leurs consœurs et par les autres. Ce n'est pas la retenue des uns qui fait aller de l'avant mais la tolérance de tous qui contribue au bien de l'humanité. Ainsi, religions et athéisme peuvent entrer en dialogue et enrichir le patrimoine de cette humanité.

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:50

 

             La publication du patrimoine des ministres et peut-être des élus dans quelque temps est certainement une bonne chose pour freiner  les ardeurs  de ceux qui ne feraient de la politique que pour s'enrichir. Ceci dit, ne nous y trompons pas, la richesse d'un individu ne dépend pas seulement de son compte en banque, de ses placements financiers ou encore de ses biens immobiliers. La vraie richesse dépend des possibilités de la personne. La caissière ou la femme de ménage du grand magasin d'à côté sont peut-être propriétaires de leur maison à 200 ou 300 000 euros, on peut considérer cependant qu'elles sont moins riches que la porte parole du gouvernement qui ne possède selon ses déclarations que quelques milliers d' Euros. En effet la ministre à un avenir qui s'ouvre devant elle y compris lorsqu'elle aura quitté sa fonction ministérielle alors que notre caissière devra travailler beaucoup pour gagner peu ,  dans un travail où il lui sera difficile de s'épanouir, sous la contrainte d'un supérieur qui ne se souciera pas de sa situation.

            En France comme dans beaucoup de pays des gens sont riches non  parce qu'ils ont beaucoup travaillé, comme on veut bien nous le faire croire, mais par héritage de biens matériels, moraux, spirituels ou encore d'une fonction de privilégiés. Ils "sont bien nés " ou selon le dicton populaire  tombés de la cuisse de Jupiter. D'autres sont riches parce qu'ils étaient particulièrement doués et qu'ils ont eu beaucoup de chance. Notons toutefois qu' au delà d'un certain seuil de richesse , on peut considérer que leur fortune ne provient pas    de leurs efforts seulement. Ils sont devenus riches au détriment de ceux qui ont travaillé pour eux et qui n'ont pas reçu leur juste salaire. Ils ont brouté sur le dos des autres. Ils ont acquis autant de richesses parce qu'ils en ont privé d'autres en toute légalité. Ils ne sont donc pas condamnables sur le plan du droit, ils le sont sur le plan de la morale. Or  à moins d'être un chrétien naïf et plein d'illusion croyant que l'homme est naturellement bon, on ne peut pas demander à un être humain de se conformer à la morale qui apporterait la liberté, l'égalité et la fraternité. Tout cela ne peut venir qu'à travers une organisation sociale à respecter.  

            Ainsi, il est indispensable que des lois limitent la richesse que peut posséder un humain. Par ailleurs d'autres dispositions doivent offrir des possibilités plus grandes d'instruction, de formation, d'épanouissement et de culture pour que s'ouvre une possibilité d'avenir pour tous. Notre société s'accommode trop facilement de la situation de ceux qui n'ont aucune formation et dont le seul espoir est de devenir les employés esclaves de ceux qui ont réussi. Certes ces employés sont protégés par les lois du travail et des conventions sociales mais ils restent inférieurs de par la pauvreté de leurs connaissances, de leur capacité d'analyse du monde actuel et la dépendance des autres .  Sans l'avouer publiquement, il est clair que tous les efforts ne sont pas faits pour sortir les gens des situations précaires mais tout est fait pour qu'il existe toujours et encore un personnel malléable, taillable et corvéable à merci. Que ferions nous sans eux.  

            Il est toutefois difficile d'attribuer directement la faute aux politiques quelque soit leur bord ou à des hauts responsables des administrations. Nous sommes là en présence d'un système qui crée ses "élites" comme "ses laissés pour compte". Tout système travaille à sa propre perpétuation tant qu'il est géré par ceux qui en tirent profit. Mais par qui d'autre de compétent  pourrait-il être géré? C'est bien là le problème. Il y a une sorte de "main invisible" et "d'inconscient collectif" qui maintiennent les uns dans la domination et les autres dans la dépendance quelles que soient les sociétés.  Ici, la loi naturelle et l'avidité de richesse et de pouvoir des humains se conjuguent pour asservir les plus faibles. Nous pensons que la civilisation c'est la sortie de telles situations. Il y a encore beaucoup de chemin à faire.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 15:22

 

            Hier soir dans une interview au journal de 20h, le ministre de l'intérieur lâchait au sujet de ce ministre ayant avoué un compte en Suisse, qu'il fallait que cesse le tout argent . Enfin! serait-on tenté de dire. Et pourtant, le lendemain aucun média, aucun journal, aucune  télé, aucune radio ne reprenait cette remarque si pertinente. Ceci montre bien que le peuple français dans son ensemble n'est  pas conscient ou ne veut pas admettre que le véritable  problème pour notre démocratie c'est le rapport à l'argent.  Depuis plus de  dix ans  on nous répète  avec insistance et à longueur d'informations et d'émissions de toutes sortes qu'il faut créer de la richesse, ne pas craindre de devenir riche, qu'il est honteux d'être pauvre  (seuls les imbéciles et les paresseux ne peuvent pas se payer une Rolex), que réussir sa vie c'est avoir beaucoup d'argent…et j'en passe. Les salaires et les revenus les plus mirobolants sont sans cesse justifiés par le patronat mais aussi par une certaine  classe politique où se retrouve la droite puisque c'est son idéologie principale  mais aussi, par contamination  la gauche et, paradoxalement, ceux qui luttent pour finir les fins de mois et qui, prenant parti pour la richesse, entretiennent l'illusion que leur tour viendra d'être riche, pourvu qu'ils s'accrochent.  L'affaire Cahuzac   est l'exemple flagrant de l'aliénation dans laquelle est plongé notre peuple, mais ne jetons pas l'opprobre sur un seul homme, il y en a bien d'autres. Les médias comme on vient de le dire, par aveuglement et pour attirer le plus possibles de lecteurs , d'auditeurs ,de téléspectateurs, flattent   les plus bas instincts de l'humain, ceux de la jalousie voire de la haine de l'autre et bercent d'illusions ceux qui voudraient devenir riches autrement dit la quasi-totalité des gens car le besoin d'argent n'est rien d'autre qu'un besoin religieux, donc naturel et irrépréssible.

            La mentalité des français a été corrompue par les élites les plus riches, politiques, patronales ou du monde de l'art et du sport, qui savent pertinemment  qu'en laissant croire à tous que l'on pouvait toujours gagner plus, ouvraient devant elles un boulevard pour mieux servir leurs propres intérêts. Tout est bon pour faire de l'argent:  Expatriation fiscale,  délocalisations, travail au noir,  marges folles sur les bénéfices pour les intermédiaires sur de nombreux produits alors que ceux qui les produisent sont à la peine pour vivre de leur travail souvent avec beaucoup sueur.

            On a oublié que l'argent est le premier corrupteur de la pensée, des sentiments, des liens sociaux, de la santé, de l'avenir de la planète. Dans les Evangiles, qu'à l'occasion tout le monde peut relire tout au moins comme on lit Platon, Aristote  ou d'autres , l'argent est un dieu en concurrence avec celui que tout naturellement on appelle Dieu. Si ce dernier est le plus souvent  abandonné, au moins ne soyons pas dupes, il a été remplacé par le dieu argent et comme tout dieu, il capte tout le monde sans que ce monde en ait conscience. Il est dangereux, il écrase l'homme. Si le Dieu des Eglises et des religions est dangereux lorsqu'il est mal défini et mal "utilisé", sachons que le dieu argent auquel on nous invite à rendre gloire est toujours destructeur de la vie des humains.

            Allez, monsieur Valls, dénoncez courageusement "le tout argent" et invitez vos concitoyens à cesser de lui rendre gloire pour que notre pays vive dans la paix.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 11:40

 

               Ne comptez pas sur moi cher Monsieur pour vous administrer une leçon de morale. Lorsque je glisse un bulletin dans l'urne je ne me fais aucune illusion sur les qualités morales du candidat pour qui je vote. C'est ainsi qu'aujourd'hui je trouve normal votre dérapage. Nous avons là l'illustration parfaite de ce qu'est une république normale. Ne pas confondre avec la république puritaine que proclament avec tant de force les chefs de votre opposition. Sachez que s'il crient aussi fort c'est parce qu'ils sont d'autant plus vulnérables. Ces crieurs qui voudraient faire place nette, à leur avantage bien évidemment, sont extrêmement dangereux. Comme vous l'avez été , ils sont assoiffés de pouvoir et d'argent.  Le vrai danger est que le peuple n'y voit que du bleu et qu'il est près à voter pour eux.

               Ceci ne signifie pas que j'approuve pour autant vos turpitudes. Elles font mal, elles blessent. Mais il y a en moi un reste d'éducation ,   judéo chrétienne selon certains, qui est convaincu que tout être sur cette terre, et peut-être même dans d'autres planètes s'il y en a d'habitées, est pêcheur.  Ce terme serait ringard aux yeux de la plupart. Je dirai qu'il fait peur. C'est la raison pour laquelle je me battrai pour le conserver. Il nous protège et pose des limites à notre besoin de grandir, besoin heureux s'il en est. A qui pourrait-on reprocher d'avoir envie d'aller plus loin et de s'élever par ses connaissances, ses réussites et ses prises de responsabilités? Le péché ne culpabilise pas comme le laissent croire les intellos du café du commerce, il nous sert de parapet et borde notre route si nous ne le nions pas.  

            Vous avez dit , Monsieur, que vous étiez pris dans la spirale du mensonge. Peu importe. Là n'est pas le problème. Cette spirale n'est que la conséquence de ce qui est devenu une addiction: le fric. Votre histoire telle que la présente la presse laisse voir comment vous vous êtes laissé emporter par l' envie irréprécible de "faire de l'argent". Or ici, vous n'êtes plus seul. Depuis quelques années nous n'entendons plus que çà. Il faut réussir , faire de l' argent. Les salaires et les revenus démentiels sont justifiés en permanence et sans vergogne. La taxe à 75 % est devenue une ignominie parce qu'elle demande plus à ceux qui gagnent plus d'un million par mois. Le pire est qu'elle a été désavouée par le conseil chargé du respect de la constitution autrement dit et par ricochet de la devise "liberté, égalité, fraternité.   La France est devenu le pays où  seul l'argent compte au mépris de plus de la moitié des Français qui tirent le diable par la queue et à qui l'on fait croire que le bonheur est d'être fan d'une équipe de sport ou d'une star et de regarder de nombreuses émissions de télévisions où, le moins que l'on puisse dire,   la morale ne vole pas très haut.

            Monsieur Cahuzac, vous êtes victime de la religion, pas la catholique, la protestante, la musulmane ou la juive, vous avez été victime de la religion du fric. Son dieu est un diable! Comme tous les anciens adeptes, il vous reste un beau combat à mener pour que cette religion cesse de faire autant de victimes. Ainsi vous militerez pour les idéaux de la république: la liberté, l'égalité et la fraternité qui ne sont plus hélas que des mots creux.  

 

 

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:39

 

            Je n' entrerai pas dans les spéculations sur la démission du pape. Cet homme est dans un système qui lui tient à cœur. Pour diverses raisons, il a été amené à démissionner. Il n'y a rien à dire . Tout humain peut être amené à un moment donné ou à un autre à quitter sa place s'il le décide   . C'est la liberté minimum qu'il doit s'octroyer. Tout au plus il doit des explications à ceux qui l'ont porté à cette place. Il est à la fois honnête et important de lui souhaiter une bonne retraite.


            L'occasion qui nous est donnée serait plus de s'interroger sur le système même d'un état papal. En effet lorsque je lis les Evangiles, je n'arrive pas à comprendre ce qui a conduit de Jésus-Christ à cet Etat Papal. Que les chrétiens aient voulu un chef? pourquoi pas. Nous sommes là dans un débat de nature théologique, les uns s'en tenant à l'idée que Jésus-Christ est le chef de l' Eglise, d'autres disant qu'un humain en est le chef sous son autorité. Autre point important de ce débat, la succession apostolique. Pour les uns il ne peut pas y avoir de point de rupture depuis l'apôtre Pierre, pour d'autres la rencontre avec le Christ ressuscité suffit totalement à l'image de l' apôtre Paul.

            Ce qui m'interroge en dehors même de toute foi et de toute polémique chacun faisant ce qu'il veut s'il ne nuit pas à l'autre, c'est le faste, la mise en scène avec ses habits luxueux et sa papamobile, un cérémonial fastueux et le pouvoir politique d'un état.  Que le pape n'ait pas à imiter Jésus-Christ, je le comprends. Il est inimitable. Il marchait à pied sans aucune garde rapprochée puisqu'il interdit à Pierre de le protéger! Il n'avait pas un lieu où reposer sa tête. Il allait à la rencontre des souffrants, des exclus, des condamnés. Il a préféré perdre sa vie sur une croix  plutôt qu'entrer dans un cycle de violence. Reprocher au pape de ne pas faire comme Jésus est un reproche injuste et déplacé.  Mais comment de l' apôtre Pierre de qui il se veut le successeur, mort martyr, dans la plus grande pauvreté peut-on passer au Vatican? Et si ce dernier est un héritage de l' époque où l' Eglise était dominatrice, complice de tous les pouvoirs, pourquoi n'est-il pas possible de renoncer à cet héritage pour trouver des formes plus appropriées aux temps modernes, plus proches de ce qu'à été la vie de Jésus- Christ, plus proche aussi de ce qu'attendent les peuples de la terre?


            Ceci dit, je reste persuadé, que le changement de l' Eglise ne viendra pas de la modification de ses structures, de sa gouvernance et de son style de vie mais du changement profond de la conception du Dieu qu'elle adore et de son rapport à la personne de Jésus-Christ. Ce changement sera aussi radical pour la partie de la Chrétienté qui ne se réfère pas à Rome. Il effacera la frontière artificiellement posée entre croyants et incroyants. Seuls se tiendront à l'écart ceux qui veulent consommer "de la religion".

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 11:20

 

            Lorsque les occidentaux vont en Afrique ils sont toujours étonnés sinon émerveillés par la foi des Africains. Eglises et temples sont pleins d'hommes, de femmes et d'enfants joyeux, chantants, offrant leurs offrandes en dansant malgré de faibles revenus.

            Inversement, les africains s'interrogent sur ce qui se passe en France pour que les édifices religieux ferment en grand nombre à l'exception des mosquées.   Prêtres  et pasteurs africains cherchent les raisons pour lesquelles   il y a une telle crise des vocations.

            Il y a certes de  nombreux facteurs qui expliquent ce décalage entre la France, l' Afrique et la religion chrétienne en particulier. Peut-être pouvons -nous en avancer trois sans prétendre qu'ils soient prépondérants.

            - Soulignons tout d'abord que dans l'inconscient collectif des Africains, la religion chrétienne a créé la prospérité en France. Or ils envient cette prospérité avec force et ne comprennent  pas que soit mis à l'écart ce qui a selon eux créé ce à quoi ils aspirent.

            - Vient ensuite le fait que les écrits de la bible leur sont beaucoup plus accessibles parce que la société dont ils sont les témoins que ce soit pour le nouveau comme l' ancien testament, ressemble encore à la société africaine . Il y a les puissances du mal et celles du bien, Dieu  et les dieux ont des pouvoirs importants, la société est encore rurale avec ses troupeaux et son agriculture peu mécanisée. Enfin le niveau social est faible. La pauvreté y règne. Chacun peut se reconnaître dans les récits de la bible.

            - Notons aussi que pour compenser le  niveau de confort et de sécurité atteint par la France et les pays occidentaux, l'africain est bien obligé de s'attendre au bon vouloir de Dieu et à toute autre puissance bienfaitrice. Il n'y a pas la confiance que nous avons en la médecine et d'une manière générale à la science en  général dans les différents domaines de la vie. Ajoutons à cela, une organisation politique, sociale qui n'est pas toujours efficace et où règne trop souvent une corruption impunie.

            Il ne faut pas oublier que plus une société est pauvre, fragile et plus elle aura tendance à se réfugier dans une religion protectrice,  magique et pouvant apporter le bonheur. Et si ce bonheur n'est pas possible sur la terre alors on s'attache sans mesure au ciel.

            Le danger pour les occidentaux serait d'envier cet engouement pour la foi, signe le plus souvent de la détresse des populations qui n'espèrent pas autrement que par la religion. Le développement de ces pays doit rester prioritaire à nos yeux et tant pis si la religion doit y perdre. Pour ce qui est des pays occidentaux, ils devront un jour ou l'autre repenser totalement les fondements du christianisme s'ils veulent que celui-ci continue à apporter du bonheur au peuple sous forme de confort mais surtout de justice, de liberté,  d'égalité et de fraternité pour reprendre la devise de la république. 

           
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:48

 

             Il y a des moments , au cœur de l'hiver ou de l'été, où le  froid et la chaleur sont sans pitié et emportent les plus faibles d'entre nous. C'est ainsi  que la même semaine il peut  arriver d'assister par amitié à trois ou quatre enterrements. La plupart du temps ils ont lieu à l' église ou au temple. En effet si la pratique religieuse n'est plus de mise la demande pour les enterrements ne faiblit pas.

            Sans vouloir prendre parti où porter un jugement quelconque sur le contenu des messages transmis pendant ces cérémonies , il n'est pas inintéressant de les comparer. Par ailleurs le fossé n'est peut-être pas aussi grand entre une cérémonie catholique et une cérémonie protestante qu'il ne parait dans le descriptif suivant. Ajoutons aussi que pour avoir assisté à des cérémonies laïques, elles ressemblaient sur de nombreux points à des cérémonies protestantes. Enfin, y compris à l' Eglise ou au temple, toutes les cérémonies ne se ressemblent pas.

            Notons tout d'abord que si les cérémonies catholiques  se passent  généralement à l' église, les protestantes ont souvent lieu dans des salles communales prêtées pour l'occasion ou directement au cimetière. La rareté des temples où leurs exigüité peut l'expliquer.

            Si dans l' église il arrive que l' Eucharistie soit célébrée pendant l'office, autrement dit que la cérémonie soit aussi une messe, cela est exclu pour un enterrement protestant. La Sainte cène n'y est jamais célébrée.

            Si certaines habitudes peuvent parfois être considérées comme des rites dans les milieux protestants , elles n'apparaissent jamais comme rituelles ou obligatoires et ne se définissent comme telles. Il n'y a pas d'encens, pas d'eau bénite, pas de cierge. Le cercueil n'est béni ni par le pasteur ni par ceux qui assistent au service funèbre. Il n'y a pas de rappel de l'eau du baptême reçue en son temps par le défunt. Il est d'ailleurs tout à fait possible qu'il n'ai jamais été baptisé. Personne ne le lui demande.  

            Lors d'un enterrement catholique, l'officiant insiste beaucoup sur tout ce que le défunt a fait de bien et au service des autres.  Les points noirs de sa vie ne sont pas abordés volontairement ce qui choque  parfois l'assistance lorsqu'ils sont connus sur la place publique.  Dans les cérémonies protestantes, à l'exception des responsables d'associations lorsqu'ils prennent la parole, l'officiant n'aborde pas le bien ou le mal qu'à pu faire le défunt au cours de sa vie.

            Dans les deux types de cérémonie, le soutien à la famille, aux amis et à tous ceux qui souffrent de cette séparation imposée par la mort est largement exprimé.

            D'une manière générale et pour résumer, on peut dire que dans l' église catholique la cérémonie des obsèques est un rite de passage, de cette vie terrestre à une autre vie avec Dieu. C'est pourquoi l'officiant insiste sur ce qu'a pu faire le défunt qui lui permette d'entrer dans le nouveau royaume d' Eternité. C'est aussi la raison pour laquelle il demande à prier pour le mort et demande à Dieu de le recevoir.

              La cérémonie protestante n'est pas un rite de passage mais un temps pour dire merci (à Dieu) pour la vie du défunt sur cette terre. C'est un culte d'action de grâce.  Il n'y a aucune interrogation sur l'accueil que Dieu réserve au défunt. Tout au plus il est remis à Dieu. Il ne semble pas y avoir de séparation radicale entre la vie terrestre et la vie dans un ailleurs qui n'est jamais précisé.

            Notons enfin que l'œcuménisme d'une part et les demandes des familles favorisent des attitudes semblables de part et d'autres quant à la forme et au déroulement de la cérémonie. Seules quelques données théologiques fondamentales résistent à une assimilation totale des contenus des deux cérémonies. Ces points fondamentaux marquent les différences existantes.

            Les enterrements rassemblent beaucoup de monde. Pris par l'émotion, les gens écoutent avec attention. Il serait dommage pour l'officiant de ne pas apporter des paroles qui réconfortent ceux qui sont dans la peine. Mais au delà même du réconfort ces paroles doivent faire du bien aux vivants qui sont présents, donner un sens à la vie qui s'écoule. Faut-il pour autant parler de la mort puisqu'elle est de circonstance, d'une vie après la mort et d'un au-delà dont on ne sait rien ou encore de Dieu lui même? Rien n'est moins sûr. Ce n'est en tout cas pas la démarche de celui qui est objet premier de la foi chrétienne à savoir Jésus, celui que l'on appelle le Christ. Dans ses rencontres avec les gens, il s'interressait à leur vie et à ce qui venait la perturber : maladies de toutes sortes, injustices, mises à l'écart et mépris de ceux qui ne se comportent pas selon la norme définie...En axant ces moments de cérémonie sur une vie qui existerait  après la mort, je crains que l'on ne soit pas très utiles aux vivants et que l'on s'écarte sérieusement de la mission réalisée par Jésus-Christ lui même!



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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:30

 

            C'est devenu une mode de parler "de l'impossible croissance infinie dans un monde fini". Les partisans de la décroissance se sont emparés du concept avec un certains succès. En effet comment s'opposer au fait que la quantité de matières premières stockées dans notre planète est limitée. Nous savons que les réserves en énergie sous forme de gaz ou de pétrole s'épuisent d'autant plus rapidement que la demande  est toujours plus grande. Il en est de même pour les métaux de toutes sortes. Tous les jours des gisements, des mines et des carrières sont arrêtées parce que leur réserves  ont été épuisées. Quant aux nouvelles exploitations, elles demandent de plus en plus de moyens techniques étant donné leur profondeur. Bref, notre planète s'épuise.

            Peut -on dire  pour autant que le monde est fini. Je ne le pense pas. Tout d'abord parce qu'il ne faut plus confondre le monde et notre terre. Aujourd'hui nous avons des moyens pour aller dans d'autres planètes. Certes, nous n'en sommes qu'au début et les voyages interplanétaires sont encore onéreux!! Mais n'est-il pas permis d'espérer une révolution dans  la communication avec le monde  extra-terrestre? Pouvait-on imaginer il y a un siècle ce qu'allait nous apporter la théorie de la relativité et ce qu'         allait devenir la communication avec internet. C'est ne pas faire confiance à la science que de limiter le monde à notre terre et au fonctionnement que nous connaissons. 

            Par ailleurs les découvertes à venir modifieront notre façon de voir et de penser. Imaginons le jour où nous saurons utiliser pleinement l' énergie solaire ce qui pourrait nous dispenser de tout autre forme d'énergie pour le chauffage, les transports, la force,  le fonctionnement de machines…Les énergies vertes  actuellement énergies d'avenir selon certains, ne seront plus de mise au même titre que les énergies fossiles.

            A côté du monde réel dans lequel nous avons appris à vivre, il se met à exister un monde virtuel qui n'a pas de frontière, dans lequel la vie n'est pas prisonnière de la matière. Non, le monde n'est pas fini et la croissance sera infinie mais bien sûr, pas seulement dans le prolongement de la croissance actuelle.

            Dire que le monde est fini c'est d'une certaine manière ignorer les progrès à venir de la science. C'est aller à contre sens de la pensée Judéo-chrétienne pour qui la création n'est pas terminée.   

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 16:26

 

          Hier nous nous étonnions de l’agressivité de certains évêques au sujet du mariage homosexuel, agressivité allant jusqu’à la déraison. Nous nous expliquions sur ce qui aurait pu les conduire à des positions si brutales pour ne pas dire si grotesques. Nous devons aussi nous expliquer sur l’attitude des protestants, plus discrets et moins intempestifs mais tout aussi complices dans ce complot qui exclu le mariage pour tous refusant ainsi le même droit à tous les français.

            Disons tout d’abord combien cela jure avec les positions passées des protestants défendant la laïcité contre un catholicisme qui voulait garder toutes ses prérogatives en matière d’enseignement. La troisième république doit beaucoup aux protestants en ce qui concerne l’instruction publique et l’institution de la laïcité dans notre pays ; Alors pourquoi ce revirement, pourquoi les Eglises de la réforme font-elles chorus avec tout ce qu’il y a de plus conservateur parmi les religions ?

            Nous y voyons trois causes essentielles :


            Tout d’abord le très grand affaiblissement des Eglises dites historiques autrement dit les Eglises de la Réforme, au dépend de la mouvance évangélique. A travers le monde, cette dernière devient majoritaire  par simplification voire par refus de toute interprétation du texte biblique et en mettant en avant les versets qui viennent étayer ce qu’elle veut faire passer. Dans certains pays, plus soucieuse de Dieu que des hommes, elle ferme les yeux sur les dictatures les plus virulentes et les plus dangereuses. Ici, au sujet du mariage pour tous, elle se soucie peu de la souffrance des homosexuels, du rejet qu’ils subissent jusqu’à la violence. Dominant la fédération protestante de France, elle y a imposé sa vision dans laquelle beaucoup de protestants ne se reconnaissent pas.


            Viennent  ensuite les effets de l’œcuménisme avec l’Eglise catholique. Certes, ce dernier ne pouvait ne pas être. Il a permis une réconciliation devenue indispensable qu’il faut préserver à tout prix. Fallait-il pour autant se rallier aux positions éthiques dictées par Rome ? Ou encore s’indigner quand l’Eglise ou la foi sont caricaturées, méprisées comme cela a été le cas lors d’expositions ? Je ne le pense pas et c’est contraire à l’Evangile où Jésus a subi le mépris jusqu’à la mort. En fait le protestantisme, réconcilié avec l’église catholique qu’il combattait ne sait pas très bien où il en est. Il ne peut plus être, et c’est heureux, une religion d’opposition, mais du coup il se cherche et a bien du mal à se situer face aux questions d’aujourd’hui : vis-à-vis de la sexualité, de l’argent, de la justice, et autres questions éthiques. Son souci de la diversité ne devrait pas l’empêcher de prendre des positions claires lorsque ce qui nuit à l’humain est mis en avant avec l’assentiment d’une majorité de la société.


            Enfin, signalons le repli sur le religieux où l’on se préoccupe plus des rites et dogmes de l’Eglise que des humains et de leur souffrance. Certes les protestants ont encore ce que l’on appelle des œuvres mais d’une manière générale, le travail  en est délégué à des professionnels. Ainsi il y a une séparation entre le travail fait par ces professionnels et une mise en pratique de la lecture de l’Evangile. La question de finitude de transcendance n’y joue plus leur rôle.  La réalité de la foi n’est plus opérante dans la vie de nos contemporains. On se défausse sur les techniques modernes visant à règler la souffrance des gens là où l’Evangile aurait toute sa place s’il n’était pas enfermé dans le religieux.

            Tout cela est bien regrettable. Dans la situation de crise que nous vivons, que ce soit sur les questions d’argent, de sexualité, de justice, d’équité, de la mort, le protestantisme aurait pu apporter un message fort. Il est en train de passer à côté et de perdre le dernier crédit qui lui était encore fait. Disons le autrement : il a largement perdu son triple A. Il dégringole.


            Mais rêvons un peu. Imaginons que les médias publient :


            Une majorité de protestants, au nom de la laïcité, pour que chacun puisse faire son choix, demande que le mariage pour tous soit possible.

            Une majorité de protestants, au nom de l’intérêt public, condamne sans réserve l’exil fiscal et demandent aux exilés de revenir payer leurs impôts dans leur pays.

            Une majorité de protestants, au nom de l’égalité des humains devant Dieu, s’élèvent contre les salaires mirobolants et les discours qui les justifient.

            Une majorité de protestants, au nom de la dignité de l’homme, demande qu’un travail puisse être attribué à toute personne -étranger compris- vivant sur le territoire français afin qu’il n’y ait plus d’assistés en dehors de ceux qui pour des raisons de santé ne peuvent pas assurer un travail.

            Une majorité de protestants demande, au nom du droit de tout humain, que les prisons deviennent des lieux d’activités, de préparation à une réinsertion, de respect de la personne par les conditions de logement, de nourriture, d’éducation et de paiement de la faute et de la dette autrement que par l’enfermement et la punition.

            Etc.…etc.…

            Moi, cela me donnerait envie de me ranger du côté protestant et plus encore de croire que l’Evangile, c’est du sérieux.

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Qui suis-je ?

     Titulaire d'une maitrise de théologie et d'un DESS de psychopathologie clinique, j'ai été amené à exercer plusieurs fonctions  et plus particulièrement la mise en place d'un centre socio- culturo- spirituel protestant puis la direction pendant 12 ans d'un centre de cure pour malades alcoliques. J'y ai découvert l'importance d'apprendre à écouter l'humain dans toutes les dimensions qui le constituent. Aujourd'hui, inscrit au rôle des pasteurs de l' Eglise Réformée de France, j'essaie de mettre des mots sur mes expériences et de conceptualiser mes découvertes.
serge soulie

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